icon facebookicon Linked In
506-382-1717
icon facebookicon Linked In
  • Acceuil_03
  • Acceuil_02
  • Acceuil_04
L'intimidation a des répercussions sur des millions d'élèves et tous s'en soucient, pas uniquement les enfants qui la subissent. À titre de parents, d'enseignants et d'adultes, nous ne réalisons pas toujours qu'elle existe et il se peut que nous ne comprenions pas à quel point elle peut être extrême.

Une personne est victime d'intimidation quand un tiers ou un groupe de personnes ayant plus de pouvoir s'en prend à elle constamment, que ce soit par la force physique ou en vertu d'un statut social.

L'apparence ou le statut social constitue deux des principales raisons pour lesquelles des enfants sont victimes d'intimidation. Les intimidateurs ont tendance à s'en prendre à des enfants qui, à leur avis, n'ont pas une place à l'école, peut-être en raison de l'apparence, de la façon d'agir (p. ex., ils sont gênés et repliés sur eux-mêmes), de la race ou de la religion des ces jeunes ou même parce qu'ils pensent que leur cible est homosexuelle ou lesbienne.

Certains intimidateurs attaqueront physiquement leur cible, ce qui signifie pousser, faire culbuter, donner des coups, frapper ou agresser sexuellement. D'autres utilisent des insultes verbales ou le contrôle affectif pour assumer un rôle de dominance. Par exemple, des intimidateurs de groupes populaires d'amis s'en prennent souvent à des jeunes qu'ils jugent différents en les excluant ou en propageant des mensonges à leur sujet (intimidation affective). Il se peut aussi qu'ils ridiculisent leur cible (intimidation verbale).

La cyberintimidation est également une forme d'intimidation – l'envoi de textes ou de messages cruels, ou encore l'affichage de propos insultants au sujet d'une personne sur Facebook ou d'autres sites sociaux.

Comment les enfants vivent-ils l'intimidation?
L'intimidation est continue, ce qui constitue l'un de ses aspects les plus douloureux. La plupart des enfants peuvent endurer de se faire taquiner, de se voir attribuer des noms méchants ou d'être ignorés au centre commercial. Cependant, lorsqu'il n'y a pas de fin, l'intimidation peut placer l'enfant dans un état de peur constant.

Les devoirs et la santé des enfants intimidés peuvent subir des contrecoups. Il arrive parfois que des enfants aient des problèmes d'estomac ou fassent de la diarrhée et que l'on pose un diagnostic de problème digestif appelé syndrome du côlon irritable en raison du stress causé par l'intimidation qu'ils vivent à l'école. D'autres enfants peuvent passer des après-midi affamés et sont incapables de se concentrer en classe parce qu'ils ont trop peur d'aller à la cafétéria à l'heure du lunch.

Un nombre accru d'études révèlent que les enfants intimidés par leurs pairs courent le risque de connaître des problèmes de santé mentale, notamment une piètre estime de soi, le stress, la dépression ou l'anxiété. Il se peut aussi qu'ils pensent davantage au suicide.

Parallèlement, il se peut aussi que les intimidateurs soient à risque de problèmes. L'intimidation est un acte violent qui peut souvent mener à un comportement encore plus violent à mesure qu'elle prend de l'ampleur. De nombreux intimidateurs d'écoles élémentaires ont un dossier criminel avant l'âge de 30 ans. Certains intimidateurs adolescents peuvent finir par être rejetés par leurs pairs et perdre des amis au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Il arrive aussi qu'ils échouent à l'école et n'aient pas une carrière ou les liens dont d'autres personnes jouissent.

Qui est l'intimidateur?
Les garçons tout comme les filles peuvent être des intimidateurs. Nombre d'entre eux ont des caractéristiques communes. Ils aiment dominer les autres et sont généralement axés sur eux-mêmes. Ils ont de piètres aptitudes sociales et un mauvais jugement social. Il se peut par ailleurs qu'ils soient extrovertis et agressifs, et qu'ils n'aient pas d'empathie pour les autres. Bien que la plupart des intimidateurs se pensent supérieurs et croient qu'ils ont le droit de malmener les gens, d'autres manquent de confiance. Il semblerait qu'ils abaissent les autres pour qu'ils soient plus intéressants ou puissants. Cependant, certains intimidateurs agissent de la façon dont ils le font parce qu'ils ont été eux-mêmes victimes d'intimidation par le passé — ce peut être une personne de leur famille, comme un parent ou un autre adulte.

En fait, certains intimidateurs ont des troubles de personnalité qui les empêchent de comprendre des émotions sociales normales, par exemple la culpabilité, l'empathie, la compassion ou le remords. Ils ont habituellement besoin de l'aide d'un professionnel de la santé.

Que peut-on faire pour remédier à la situation?
Pour les enfants plus jeunes, la meilleure façon de régler le problème consiste à en informer un adulte de confiance. Dans le cas d'adolescents, la démarche de se confier à un adulte dépend de la situation d'intimidation.

Il est toujours impératif de signaler l'intimidation quand cette dernière est susceptible de mener à un danger ou un tort physique. Les élèves du secondaire courent un plus grand risque lorsque l'intimidation, les menaces et les attaques ne sont pas signalées, car le silence donne à l'intimidateur les munitions dont il a besoin pour devenir de plus en plus violent. Parfois, la victime d'une intimidation répétée ne peut contrôler son besoin de vengeance, ce qui peut mener à une situation dangereuse pour tous.
Les adultes en position d'autorité — parents, enseignants ou entraîneurs — doivent parfois trouver des moyens de régler les problèmes d'intimidation dangereux sans que l'intimidateur apprenne comment ils l'ont su.

Si tu es victime d'intimidation qui selon toi pourrait se transformer en violence physique, essaie d'éviter de te retrouver seul (si tu as une ou un ami qui vit la même situation, passe le plus de temps possible avec elle ou lui). Essaie de rester dans un groupe quand tu marches en direction de la maison en même temps que d'autres ou en reste près d'amis ou d'élèves de classe lorsque l'intimidation a lieu.

Conseil en cas d'intimidation
Voici quelques façons de lutter contre l'intimidation affective et verbale. Ce sont également de bons conseils à transmettre à un ami pour lui démontrer que tu l'appuies :

Ignore l'intimidateur et éloigne-toi de lui. Ce n'est définitivement pas une réaction lâche — il est parfois plus difficile de procéder de cette façon plutôt que de se mettre en colère. Les intimidateurs aiment que leur victime réagisse et si tu t'éloignes ou ignores ses courriels ou messages instantanés méchants, tu lui dis en fait que cela ne te fait rien. Tôt ou tard, l'intimidateur en aura probablement assez d'essayer de te harceler. Marche la tête haute et en toute confiance. Ce type de langage corporel indique que tu n'es pas vulnérable.

Réprime ta colère. Qui ne veut pas réagir à un intimidateur? Or, c'est exactement la réaction à laquelle il s'attend. Les intimidateurs veulent savoir qu'ils peuvent manipuler tes émotions. Si tu te trouves dans une situation où tu dois composer avec un intimidateur et que tu ne peux tout simplement pas t'éloigner, fais preuve d'humour — réaction à laquelle il ne s'attend pas. Traite de ta colère d'une autre façon, par exemple en faisant de l'exercice ou en écrivant ce que tu ressens (assure-toi de détruire toute lettre ou note que tu écris quand tu es en colère).

Ne réagis pas physiquement. Peu importe la façon dont tu décides de composer avec l'intimidateur, n'aie pas recours à la force physique (p. ex., donner des coups de pied, frapper ou pousser). Tu démontres ainsi ta colère et ne pourras pas être en mesure de prévoir comment l'intimidateur réagira. Il se peut fort bien que tu sois blessé ou que tu sois dans le trouble pour avoir eu recours à la violence contre un intimidateur. Tu peux te défendre de nombreuses autres façons, par exemple, prends la situation en main en t'éloignant ou en t'affirmant au moyen de tes actions.
Certains adultes croient que l'intimidation fait partie de la croissance, qu'elle forme le caractère et que de frapper constitue le seul moyen de régler la situation. Ce n'est pas le cas. Des réactions agressives ont tendance à mener à une violence accrue ou encore à plus d'intimidation pour les victimes.

Efforce-toi d'être confiant. Pratique les façons dont tu réagiras à un intimidateur verbalement. Tu te sentiras ainsi mieux (même si tu dois faire semblant d'être plus confiant).
Prends ta vie en main. Tu ne peux pas contrôler les actions d'autres personnes, mais tu peux tout de même être fidèle à qui tu es. Pense à des façons qui te permettront d'être à ton meilleur et ton plus fort (c'est idéal pour te remettre d'aplomb!). Apprends un art martial ou suis une classe de yoga. Si tu souhaites être plus confiant, perfectionne tes compétences aux échecs, par exemple, ou encore l'art, la musique, l'informatique ou l'écriture. Se joindre à une classe, un club ou un gymnase constitue un excellent moyen de se faire de nouveaux amis et de se sentir plus confiant. L'assurance que tu acquerras t'aidera à ne pas porter attention aux enfants mesquins.

Parles-en. Tu pourras bénéficier de parler à un conseiller, un psychologue, un enseignant ou un ami — toute personne qui peut te donner l'appui dont tu as besoin. Il peut être utile de parler pour communiquer la peur et les frustrations que tu ressens quand tu es victime d'intimidation.

Trouve des amis (véritables). Si l'intimidation dont tu es victime prend la forme de rumeurs ou de potins, tous ces conseils (surtout le fait d'ignorer l'intimidateur et ne pas réagir) pourront se révéler utiles. Tu peux allez encore plus loin. Trouve un ou deux véritables amis et confie-toi à eux en leur disant combien les potins te font de la peine. Rectifie la situation en mentionnant à tes amis, de façon calme et confiante, la vérité à ton sujet. Le fait d'entendre un ami dire « Je sais que la rumeur n'est pas vraie et je n'y ai même pas fait attention » peut t'aider à réaliser que, la plupart du temps, les gens perçoivent les commérages pour ce qu'ils sont – insignifiants, bêtes et immatures.